Je me suis levée avec une.petite.gueule.de.bois. Ca faisait longtemps. Je n'ai pas mis un seul pied en boite depuis trois semaines, quand Maman a sorti les bouteilles pour mon anniversaire Part II, je me suis ruer dessu comme un chien à son os. Un verre, deux verres, trois verres. Et finir seule dans mon lit à continuer à boire et à écrire des absurdités à tous les hommes qui m'entourent. Je suis pitoyable. Mais c'est si mignon d'être celle que je suis. Je suis une gentille pitoyable. Plus rien ne me touche au point de vouloir me pendre au mur de ma chambre. Stop. J'ai vingt.et.un.an, j'ai passé l'âge de prendre de l'âge, et de pleurer pour un oui ou pour un con. C'est mignon la vie. Y'a pas d'autre mot. J'ai regarder des centaines de photos de Ma Vie. Et j'ai de bons souvenirs. Mes chagrins passés me font sourire. Alors pourquoi ceux d'aujourd'hui devraient m'annéantire ? Ils me ferront aussi sourire un jour. Décidement, je me vois bien là où je suis. Patogeant entre un Victor qui a l'allure d'une huitre fermée à clos, et un Lucas qui l'allure d'un chat en chaleur. C'est définitivement très drôle et pathétique à la fois.
Bref, pour revenir aux choses concrètes, tout à l'heure je me suis brievement excuser à Victor pour mon mail sans sens. Vu que j'en avais envoyé un vendredi bouré de reproches, celui d'une fille bourée en manque de cul n'avait pas sa place dans sa boite mail. De toute façon noyer parmis tous les autres, il passe inaperçus. Je passe mon temps à écrire des emails. C'est fou. J'ai écris des miliards d'emails aux hommes de ma vie. Ca n'a jamais fonctionné, que du contraire, mais je ne m'arrête pas. Il dit qu'au lieu d'écicre on devrait passer à l'act. Oh mon dieu, à l'ACT. Lui + Moi + De l'Envie = Act. Il me propose discrètement de venir ce soir. Si je dis discrètement c'est car Monsieur l'Huitre ne pose jamais la question. Il est subtil. Dit qu'il est seul ce soir... C'est un gros trait de son caractère que je n'arrive pas à cerner. Ses surperfuges pour arriver à ses fins. Pour qu'on prenne un bain ensemble, il dit qu'il va se laver, qu'il va trainer dans son eau et que ça l'ennuie de me laisser seule dans son salon. Le truc gros comme un camion. J'aurais préféré un "Tu veux qu'on fasse un bain ensemble ?". Plus claire, plus court, on sait où on va. Mais c'est du Victor. Et je comprend pas Le Victorien. Je le comprendrais décidement jamais. Je refuse. Je dis presque oui. Je réfléchis même. Je finis par dire que j'ai la flemme de prendre le train. Et qu'on peut remettre ça demain. Il dit qu'on verra. Comme d'habitude. Le on verra la veille, ca sent le vent à coup sûre. Je n'avais pas spécialement envie d'abandoner ma vie, mon boulot, ma tranquilité ce soir parce que Monsieur a une envie pressente. C'est si facile, il reste chez lui pénard, il m'a foutu un vent vendredi, et là il me propose de le rejoindre. Trop facile. Je peux pas. Pour moi. Pour lui. Pour nous. Ca aurait été une grosse erreur d'y aller. C'était la mort à coup sûre. Là il doit bouder, ne répond plus sur Msn. Ca ne m'enerve même pas. J'ai l'impression de me servir de lui autant que lui se sert de moi. Je n'ai rien à me mettre sous la dent. Surement comme lui. (j'espère) Si y'a moyen de repasser une soirée en sa compagnie, je dis oui sans hésiter, même si je sais pertinement qu'il se fou un peu de ma gueule et que c'est gros comme un camion. J'ai envie de faire l'amour. Et je l'assume. Je construirais rien avec lui. Je ne suis pas amoureuse de lui. Je deviens folle comme chaque fille deviendrait folle quand un mec qui lui plait un peu la fuit. Mais c'est pas de l'Amour. Il ressemble pas à l'homme de ma vie. Ses comportements, sa façon de réagir, je déteste ça. Comment on peu se conduire comme ça et esperer du respect. J'ai surtout envie de lui dire ce que je pense en face. Voir ce qu'il répondra en VRAI. Au lieu de se cacher derrière son écran qui fait paravant à sa connerie. On verra alors Monsieur, qui de nous deux aura le dernier Maux.
Lucas est revenu. Il a mit comme pseudo "notre dicton". Enfin le sien que je me suis approbier car il me le disait tout le temps. Ca dit en Italien ce qui va lentement va surement et va longtemps. Je lui ai envoyé un mail en disant "Celui qui va lentement ne va nulle part." C'est drôle. Vous ne trouvez pas ? Il va finir par porter vraiment pleinte contre moi si je continue. Mais il me cherche, il me trouve. C'est comme ça.
Demain je reprend les cours. J'ai été malade pendant presque trois semaines épisodiquement. Je vais mieux. Mon moral va mieux. Même si parfois j'ai envie de prendre le premier truc qui traine et de le lancer contre le mur. C'est bientôt les examens et je suis vraiment en retard dans beaucoup de matière, j'espère que ça suffira à me laisser passer. De toute façon j'aurais des examens en septembre, un de plus ou un de moins, je suis plus à ça prêt. Du moment qu'en septembre je recommence tout à zéro, c'est le principal.