J'ai repeté jusqu'à plus soif. Toute la soirée. Ne pas penser à "ça". Mais "ça" raisonne en moi. Je me repete son prénom à mi voix. Je me dis et répète que je ne peux pas, je ne dois pas, je n'ai pas le droit de me rendre malade pour quelqu'un que je connais depuis trois semaines, et que je n'ai même pas embrassé.
Mais en moi le temps ne compte pas. Je ne veux pas être déçue encore une fois. Douter de moi. D'eux. De lui. De tout. Je suis là, et malgré "ça" je suis bien. Je dis qu'il ne viendra pas me voir. Je n'ai plus ou pas vraiment d'espoire. Je lui ai laisser un message vocale auquel il ne réagit pas, et sa non réaction veut dire pour moi que j'arrête là.
Fini la repet. Je cours vers mon sac. Trop de message. Ma mère...Comme d'hab. Et puis en petit au dessu d'un message "H..." Oh oui, c'est lui. Il s'excuse.
Comme d'habitude, six messages de lui qui précède celui là sont des "je m'excuse". Ou des "je m'en veux." ou des "Désolé vraiment."
Ces copains sont des cons. Lui était creuvé. C'est pas pour moi. Il est vraiment désolé.
Vraiment.
Je suis rester une heure vingt devant mon téléphone à ne pas savoir quoi répondre. Aucune aide à minuit et demi pour m'aider. Au feeling. Je dis que j'n'aime pas exposer ma vie. Que c'est pas mon genre. Mais que bon, passons. Je lui dis que j'ai repeter tte la soirée et que je serais sur msn un peu plus tard.
Il me répond qu'il est chez un amis.
Je dis que je vais me coucher car je suis creuvée.
Il me demande comment s'est passé mon examen.
J'aime qu'on réponde par une question quand je coupe court à la conversation.
Je dis nickel.
Il me demande ma répète.
Je dis bof.
Il dit que le théâtre c'est le stress.
Je dis que oui, mais que je suis heureuse de vivre ça.
Pas de réponse.
Dans mon lit, je cogite. Je renvoie que je n'arrive pas à dormir alors que je suis creuvée.
Je n'ai pas reçu l'accusé encore. Je regrette déjà, deux messages d'affilé, c'est trop. Suis bête. Mais il m'a manqué. Ses sms m'ont manqué. J'en veux des milions de "Wouuuu".
Car mon portable fait "Wouuu..." quand il sonne. Je suis vexée, pour tantot. Pourquoi il n'a pas voulu me voir. Pourquoi il n'a pas coupé court à mon sms quand j'ai dis que j'étais creuvée. Politesse ? Manqueries ?
Je me dis qu'il ne voulait pas de Moi tantot. Là. Avec ses potes ivres. Lui également. Le contexte. Le tout.
Mais pourquoi fuir.
J'étais là. Dans la même rue. A deux doigts de lui. A deux pas de ses yeux dans mes yeux. Ses yeux dans mes yeux. Sa voix. Sa voix dans mes oreilles. Son air dans mes airs.
Pourquoi il a fuit ?
Vous savez, H. je le veux vraiment. Je le veux différement. Je nous vois comme deux gosses parlant toute une nuit. Je m'enfou qu'on s'embrasse pas. Qu'on fasse pas l'Amour. Parce que "y'a ce truc". Et il la dit. "y'a ce truc putain." On peut parler, en se désirant mais en passant à côté. Raconter des bêtises. Le voir perdre ses moyens. C'est tout.
Il doit être influancable. Jeune. Parfois immature. J'ai connus des Hommes. Des histoires d'Adulte. Que j'arrivais pas à suivre. Des discutions d'Adulte de gamin. Des coucheries qui servent à rien. Des faux semblants pour faire l'amour, un pretexte.
Lui. C'est différent. Mais on est différent. Je rêve encore du jeune homme parfait. Qui hésitera pas. Qui aimerai mon côté de trop. Qui sera vraiment Là. Sure de Lui. Sure de Nous.
Ca n'est pas H. Il hésite. Et moi j'hésite aussi alors. En hésitant il m'fait hésiter. Je peux pas forcer. Mais je veux que ça soit réciproque. Vraiment réciproque. Mais j'sais pas si il existe quelqu'un de réciproquement compatible avec quelqu'un comme Moi.
Que Serà Serà.