à l'aube de mes vingt ans...

Un été sans.

Mercredi 25 Juin 2008 à 13h35

Je viens d'apprendre que Lucas part deux mois. Alors que j'ai bossé loin de lui cette année, dans l'espoire de le revoir cet été, dans notre Lieu. Chaque weekend, que peut être, naivement, secrètement on se sourirait de nouveau, qu'avec l'eau sous les ponds, les mois éloignés, mon visage qui a prit un peu de l'âge, mon coeur des claques, on se regarderait de nouveau.

Comme si on pouvait repartir à zéro. Et voilà, il part dans quinze jours, tout l'été. J'ai appris ça par hasard. Un drole d'hasard. Surement mieux comme ça. Pourtant, voilà, je pleure de desespoire, et je n'arrive pas à m'arrêter. C'est comme si je n'attendais plus rien. Si ce weekend je ne le croise pas, je ne le verais plus. Ca aurait fait dix mois sans le voir. C'est ce qu'il faut de toute façon, du temps. Mais j'étais si heureuse de finir mon année vendredi et de revivre tout ça. Mais non. C'est un temps résolu. Il sera loin. Sur une Ile à des centaines de kilomètre. Une ile où tous mes amis m'invitent. Me rapprocher de lui une semaine, même sans le voir, j'aimerais. Je verrais...

H. ne me donne plus de nouvelle depuis quelques jours. Sauf dimanche pour me dire qu'il était désolé mais n'avait pas de crédit. Mais je m'enfiche. Demain il annulera surement, demain j'aurais surement un ou deux examens en trop de passage. Demain ça sera une journée de merde. Comme toutes les précédantes. J'attends demain avec tellement d'impatience, comme si aujourd'hui ce n'était pas une journée comme une autre. Demain je sais si j'abandonne H. Demain je sais où je vais. Ou je suis. Je m'attends au pire.